Ce jeudi 27 mai, la galerie «Caraïbe» sise à la rue Geffrard, Pétion-Ville a accueilli en ses salles atrayantes, le vernissage des nouvelles oeuvres de Murielle Créations, celles de l'artiste peintre Pylou, incluant aussi la vente-signature de l'ouvrage du caricaturiste Joseph Vladimir Casséus. Cette expo placée sous le thème «Nous deux» n'a rien à envier à celui du magazine français, plutôt il désigne par lui-même une symbiose entre les créations vestimentaires de Murielle à savoir, de la toile de jute comme support lui permettant de mieux aseoir son art de synthèse.
Malgré un temps grisaille, les inconditionnels amants de l'art ont tenu à ne pas manquer un tel rendez-vous. Une fois, l'enceinte de la barrière franchit, on est émerveillé par les différentes créations de Murielle portée en partie par ses nombreux mannequins issus de sa maison de mannequinât. Au prime à bord, on remaruqe sur les tissus des couleurs peintes et des formes se fusionnant ça et là en une harmonie parfaite. Les tons e tles couleurs diffèrent selon la pigmentation du tissu, les formes témoignent de leurs côtés d'un certain symbolisme à travers un jeu incessant de lignes qui ne cessent d'onduler en suggérant à l'esprit bon nombre de motifs.
A l'intérieur, dans les différentes salles d'expositions, Murielle créations veut combler tout le monde, sourires, félicitations, embrassades fusent de toute part, elle est incontestablement la reine de la soirée. On est captivé par ses nouvelles créations de jute sur tissu aux motiffs et couleurs variés, duchemisier en passant par les sacs à main et à bagages, bien d'autres matières textiles deviennent malléables par sa dextérité pour n'être que de sproduits originaux. Notons aussi l'éclat et l'esthétique des bijoux de fantaisie peints par Murielle qui vont ravir à plus d'un. Chacun y trouvera son compte, ces bijoux aux styles variés peuvent être portés en toute circonstance selon les goûts. De ses thèmes variés, concernant les motifs et couleurs sur ses tissus, elle nous dit qu'elle puise sa source d'inspiration dans la musique, la solitude, et dans son Musée imaginaire». Par la suite, il est à rappeler qu'elle fêtera l'année prochaine ses quinze années d'existence dans le domaine vestimentaire et ce, grandiosement. Après toutes ses années, elle nous dresse un bilan positif de sa production, car ce n'est un secret pour personne à savoir que son label est synonyme de prestige, d'élégance et de raffinement. En toute modestie, elle ne tarit pas d'éloges sur les médias en particulier qui n'ont cessé de divulguer ses créations et aussi sur des mais de toute part qui ne cessent de l'encourager soit par leur omniprésence dans tout ce qu'elle organise, soit en vantant ses productions. Irrésistiblement en visitant ces dernières, on a beaucoup de mal à parcourir le reste de l'exposition.
De son côté, l'artiste peintre Pyulou en se serevant de la toile de jute comme support de ses oeuvres n'a fait qu'explorer une nouvelle approche moderne dans le concept de la création d'art picturel. En adoptant une telle matière, à savoir la toile de jute, son souci n'était pas d'éblouir ou de concurrencer ses contremporains mais plutôt de donner libre cours à l'infini possibilité que peut donner certaines matières que nous négligeons en ne privilégiant que les canevas comme support. Au regard de près d'une quinzaine d'oeuvres exposées, le public a une fois de plus lié connaissance avec un artiste hors pair, véritbale esthète, Pylou sous son pinceau nous emmène dans un monde féérique de formes et de couleurs. Artiste peintre novateur, il ne cesse d'inventorier les différents sttyles et courants artistiques tout en évoluant avaec son temps, de l'art figuratif en passant par le réalisme, l'esthétique de la beauté etc... pour aboutir au modernisme tout y passe. D'emblée, on remarque que Pylou fait choix de l'esthétique dans la totalité de ses oeuvres, les femmes africaines ainsi que leurs beaux atouts y sont présents. L'Afrique est le sujet de prédilection traité dans l'oeuvre de celui-ci avec beaucoup de finesse par des touches légères à peine nuancées. Pylou utilise comme toile de fond des couleurs chaudes et éclatantes de l'Afrique, n'ayant pas de préférence pour une couleur quelconque, tant que sa palette est enrichie d'un choix chromatique varié. A cela, une admiratrice a eu à dire mélancoliquement que grâce aux oeuvres de cet artiste peintre certains vont regarder l'Afrique sous un nouveau jour. Parlant de son choix sur l'Afrique, il nous déclare en ces termes: «Que l'art doit être à l'homme ce que l'eau est à la vie, en ce sens que mes oeuvres vivent avec moi tout en inclulquant à chacun l'idée d'une certaine beauté dans ce qu'il y a de plus profond, chez l'être comme valeur intrinsèque; son origine. A ceux qui croient que nous sommes arrivés à la limite de la dépréciation de notre identité, je leur dis que non nous, jeunes du pays sommes là pour élever fièrement notre identité afin d'assurer sa pérennité». Pour sa part, Joseph Vladimir Casséus, caricaturiste est issu d'un famille d'artiste, frère du barde et comédien feu Khal Marcel Casséus (Lobodyabavdra) diparu dramatiquement au faîte de sa gloire.
Joseph Vladimir Casséus parallèlement dans cette expo, nous présente à sa manitère, un ouvrage d'un genre nouveau dont les scènes sont magnifiées par la magie du verbe satirique et humoristique, assaisonné d'anecdotes sociales, politiques et culturelles. Fervent adepte du dessin, il retrace son parcours dans l'art de la caricature lorsqu'il a collaboré à l'illustration du journal «Libète».Dès lors, Joseph V. Casséus défie avec saplume d'encre la conformité des réalités quotidiennes en se lançant dans le genre burlesque des personnages et événements politiques. Sur ce, il ne cesse d'être adulé par les lecteurs du journal, qui ne tiennent qu'à voir ce que J.J. Kcush de son nom d'artiste leur a réservé. L'expérience a été bonne nous confie-t-il, mi figue mi raisin,m en raison du fait qu'un jour, il est sidéré en constatant que bon nombre de ses caricatures sont insérés dans desjournaux étrangers parlant d'Haïti et fce, sans son consentement. Mais en hommem optimiste, il se reprend en disnt de cette façon, on commence à se déleclter de ses caricatures. Puis un jour, c'est la rupture le journal «Libète» n'est plus J.V. Kcush plus déterminé que jamais, se propose de réalise un ouvrage regroupant ses nombreuses caricatures, le tout s'échelonnant sur la période de 1994 à 1997, marquée en grnde partie par ses dessins parus au journal «Libète» ou dans d'autres ouvraes du genre.
Dans cet ouvrage, il a procédé en répertoriant lesmoments forts de la politique haïtienne de cette période marquée de confusion, d'instabilité, de mensonges, de heurts, de crainte et d'espoirs. Ce fascicule dûment élaboré prends corps quelque temps plus tard, sous le titre symbolique de «Karikati». Travail exhaustif sans ambiguïté, puisque J.V. Kcush n'a rien négligé du dessin au discours emphatique de nos hommes et femmes politiques, rien ne laisse entrevoir une quelconque omission. «Karikati», dans ce fascicule J.V. Kcush métaphorise les expressions dialectiques et traits des personnages politiques de notre temps. Edité par les presses de l'impromerie Le Natal S.A., «Karikati» ouvrages de 111 pages préfacé par le révérend père Marc Dominique, se présente aux lecteurs dans un langage clair sans phraséologie de láuteur. A travers son ouvrage, impossible de saisir la vraie personnalité de J.V. Kcush, n'ayant aucune atache à un quelconque parti politique, il s'impose pour boussole la tolérance, avant tout son fascicule doit être perçu comme un ouvrage anti-dépressif et non comme un outil subversif. Sans toutefois, froisser certains professionnels de la caricature.
Comme dans tous les domaines en Haïti, i y a des hauts et des bas, il nous dit aborder la vie quotidienne avec beaucoup de réalisme, concernant son fascicule, il est prêt dit-il à recevoir les critiques car selon lui, si la critique est constructive, elle ne peut nuire à personne. Prenant son air le plus sérieux il nous fait cette confidence, à savoir: Qu'une des choses essentielles qui fait le plus défaut dans la culture haïtienne est sans nul doute, la tolérance. «De ses espoirs, il nous parle en ces termes: Je souhaite qu'il y ait à l'avenir au niveau de l'enseignement classique des cours de dessin incluant la caricature, car tout en caricaturant les traits de ton camarade, l'écolier haïtien se verra inculquer l'une des façades de la tolérance. Le dernier mot, il vous le dit lui-même: Si vous avez ce rendez-vouss, ne vous alarmez pas, je suis (alors mon luire) est déjà en librairie et bientôt venez faire connaissance avec moi à la foire du lkuire, le 10 juin prochain. Une fois d eplus, nos yeux se sont régalés, à quand une prochaine expo de ce genre. Il est à rappeler que cette expo s'est déroulée du 27 au 29 mai, juste le temps d'un coup d'oeil.
Grégory Yves Cesar Jean Romel Bazar Plasticiens |